|
|
Je suis chirurgien gynécologue accoucheur .
Ancien Chef de Clinique de la Faculté de Marseille,
j'ai fait mon Alya il y a 16 ans (La présentation a
été mise à jour en août 2004).
J'avais décidé de prendre ma retraite il y a un an parce que les conditions
offertes aux médecins par les koupot 'Holim sont absolument indécentes et
surtout injustes.
Les patients ne savent pas toujours que ces organismes à but lucratif sont en
réalité des monopoles qui
distribuent, selon leurs propres critères et sans appel, une sorte de "droit au travail"
aux médecins. En effet tous
les médecins israéliens détenteurs d'un diplôme national ne sont
pas automatiquement acceptés par toutes
les koupot 'holim. Si une koupat 'holim décide de ne pas inscrire
un médecin sur ses listes; ce
médecin pourtant officiellement diplômé ne pourra pas recevoir les
patientes de
cette koupat 'holim.
Lorsqu'une koupat 'holim prétend offrir à ses assurés la
liberté de choix
du médecin, on oublie de dire
que la liberté de choix est, en fait limitée à la liste arbitrairement
définie par cet organisme.
Personnellement j'avais été accepté comme gynécologue par la
Méouhedet et la Leumit et refusé
sans raison objective par la Maccabi. Les patientes de la Maccabi qui
souhaitaient venir me consulter étaient obligées de venir me voir en privé ce qui
a limité ma possibilité de dispenser mes soins aux
patientes désireuses vraiment de choisir leur médecin.
D'autres médecins moins chanceux, pendant des années, n'étaient reçus
par aucune koupat 'holim. Ils
étaient de cette manière dans l'impossibilité de dispenser leurs soins
malgré une qualification israélienne officielle.
Il faut savoir et faire savoir que les koupot 'holim reçoivent de l'argent du Bitouah
Leumi. Les koupot 'holim prétendent toujours être en déficit ce
qui leur permet de réclamer des subventions de l'Etat.
Elles abusent de leur pouvoir en fixant unilatéralement le montant de la visite
payée au médecin qui, il faut aussi le
savoir n'est payé par la koupat 'holim que pour la première consultation
uniquement; toutes
les visites ultérieures ne sont pas payées au médecin.
Le montant versé au médecin est en réalité un
forfait pour trois mois.
Les patients qui payent leur koupat 'holim sont évidemment en droit d'exiger
l'accès aux soins mais ne
savent pas toujours que les médecins qui sont les véritables dispensateurs des
soins ne sont en réalité que des
employés des koupot 'holim serviables et corvéables à merci et
risquant même des mesures disciplinaires
administratives tels que des amendes ou des interdictions de travail temporaires ou
définitives.
Etant donné que tous les patients qui payent le Bitoua'h leumi et la koupat
'holim, la seule
possibilité réelle et totale de liberté de choix du médecin ne
pourrait être obtenue que si le payement des médecins
étaient fait directement par le Bitoua'h Leoumi et non pas les
koupot 'holim. Les koupot 'holim
ne sont que des intermédiaires entre le Bitoua'h Leumi et les médecins.
Ce sont des intermédiaires qui
s'enrichissent grâce au travail des médecins.
Cette solution permettrait
à tous les patients d'aller vraiment consulter le médecin de son choix sans
limitation arbitraire de chaque koupat 'holim et
à tous les médecins diplômés de recevoir tous les patients en
Israël sans l'intermédiaire de la koupat holim.
Cette situation ne peut être changée que par les assurés eux -mêmes,
à la seule condition qu'ils soient vraiment
informés. Les réclamations des médecins sont considérées
comme une révolte contre leur employeur avec le
risque d'être exclu de la liste de la koupat 'holim.
A la lumière de ces faits, vous comprenez, que j'ai décidé de reprendre
une activité médicale, mais uniquement en
privé à Jérusalem (Zir Chemed 8 Re'hov Kotler) et à
Tel Aviv (22 Kikar Hamedina).
Mon péléphone est toujours le même: 050 524 99 67 
Devant la poussée, encore timide, d'une demande de médecine plus humaine et
plus personnalisée, certaines koupot 'holim ont accepté, en faisant payer
une surprime, le remboursement partiel d'une ou de deux
consultations par an, par des spécialités en dehors de leur propre liste.
Je compte sur cet aménagement pour
retrouver certaines de mes anciennes patientes décidées de lutter avec moi contre
ce système hérité
d'un autre âge.
J'ai écrit quatre livres; deux sur des sujets
médicaux: "Insémination, l'espoir" ( Editions Médiprint) et
"La rage de donner la vie" (Editions Encre) et deux livres plus politiques et
toujours d'actualité: "Israël, la paix et les médias" (Editions Brit Chalom) et
"Israël : miroir du monde"
|